Bandes et ciné

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16 septembre 2006

El dia de la bestia (Le jour de la Bête), de Alex de la Iglesia (1997)

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Avec Alex Angulo, Armando De Razza, Santiago Segura.

 

Alex de la Iglesia est un doux dingue, voire carrément fou. Du moins, c'est ce que me laisse supposer ce "Jour de la Bête", second film que je vois du réalisateur (et c'est pas faite d'avoir essayé d'enregistrer 800 balles et Mes chers voisins pourtant), après le déjà très savoureux et totalement barré Crime Farpait.

 

Voyez plutôt le pitch (attention, tous les pitches présents ici seront écrits par votre serviteur, donc, ben ça va être du grand n'importe quoi souvent). Un prêtre, professeur en théologie, découvre que l'Antéchrist va naître à Madrid le soir de Noêl 1995. Mais s'il a décovert la date, il ne connaît pas le lieu. Il a donc deux jours pour rentrer en contact avec le Malin et lui demander l'endroit. Pour cela, il va faire le mal autour de lui (donnant lieu à une séquence de début assez jouissive), avant de demander l'aide d'un disquaire sataniste fan de death metal, et d'un arnaqueur télévisuel, dont l'émission "La zona oscura" passionne les ménagères et les crédules.

 

La galerie de personnages secondaires était donc ultra importante avec une histoire comme celle-ci, et le casting est vraiment parfait. Du grand-père qui se balade à poil toute la journée, à la mère hystérique, ou la blonde péroxydée, tout le monde y passe. Pour notre plus grand bonheur.

 

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Mais dans ce film, il est surtout question de foi. Pas réellement mystique, car dès le départ, on sent que la présence de Dieu n'est pas vraiment le centre du débat. Non, il y a dans ce film plutôt la quête, cette recherche de l'Antéchrist, qui va passer dans les mains des trois personnages principaux a fur et à mesure que celle-ci va devenir difficile. Et c'est en cela que le film est réussi, puisque cela évite l'éternelle question qui m'agace au plus haut point pendant une projection : est-ce qu'il est fou, ou est-ce qu'il ne l'est pas, généralement terminé par une séquence explicative pourrie. Que nenni ! Le prêtre, puis le rocker, et enfin le présentateur, tous vont prendre à la suite à bras le corps cette quête, et la faire avancer. Et à aucun moment, on ne doute d'eux, alors que pourtant, les situations sont grosses. Et c'est le gros point fort pour moi.

 

En tous cas, un vrai bon moment, qui bouge beaucoup, et qui ne fait lâcher prise à aucun moment. J'ai hâte de voir le reste.

Posté par biotgosse à 23:43 - Critiques de films - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    si peu de temps et tellement de choses à faire...

    Faudrait pt'être quand même que je me le matte ce film (note pour moi-même: j'commence à beaucoup trop dire ça, faudrait que je les regarde vraiment)

    Posté par Nightwing, 20 septembre 2006 à 01:35

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