14 janvier 2008
3 mois sans nouvelles, sans nouvelles de moi...
Bonjour, et bonne année à mes trois lecteurs. J'ai réussi mes quatre premiers exams, restent deux. je vais plutôt pas mal, merci. Et ma voiture est encore en rade. Maintenant que c'est dit, passons aux choses sérieuses.
Je profite donc d'une pause pendant mes exams, pour faire enfin ce compte-rendu du Festival de Darnétal, point d'orgue de l'année bédéphilique qui vient de s'achever. J'embrasse ici Narjisse et Benoît, mes hôtes, pour leur super accueil qui fait chaud au coeur, et pour la visite nocturne de Rouen.
Samedi :
J'arrive donc depuis Paris en voiture, et après un bref sandwich, me voici donc dans la bulle du festival, en plein heure de midi, donc avec personne dedans. Parfait pour faire le tour tranquillement, repérer les lieux etc...
Et je me pose ainsi, seul, devant la table de Lucie Durbiano, déjà vue à Angoulême l'an dernier. Toujours aussi sympa, toujours aussi timide (ce qui tombait bien, vu que j'étais en pleine digestion, et crevé par la route), elle dessine toujours aussi bien, et cette fois je me fais dédicacer Laurence, album de SF naïve que j'adore.
Et comme il n'y avait toujours personne derrière moi (chose inouïe tout de même, tant le talent est ici éclatant...enfin...), je me fais dédicacer Bizou, afin de finir ma collection :
Et pis ensuite, je suis allé voir celui qui restera comme mon gros coup de coeur cette année : Morgan Navarro. Lui non plus n' était pas très embêté par les demandes, et c'est très très dommage. Comment ne pas aimer les pages pleines de Svinkels ou de TTC de Flipper le Flippé, ou la country du Cow-boy Moustache ? Un univers très particulier, et un auteur vraiment sympa, avec qui j'ai bcp discuté (parce que je ne connaissais pas les albums avant la dédicace, mais j'avais remarqué les bds pour m'intéresser aux Requins Marteaux), bref : une vraie belle découverte ! Et les belles dédicaces ne gâchent rien !
Ensuite, deuxième rencontre avec Daniel Casanave, après le festival de Reims. Toujours sympa, toujours aussi doué... Encore une fois, j'ai beaucoup discuté avec lui. C'est sûrement le festival où j'ai le plus parlé. Comme quoi, tout arrive. Bref, une jolie dédicace sur Dien-Bien Phu, et mon bonheur est grand.
Puis je me dirige d'un pas alerte vers un auteur que je connaissais du magazine d'Umour Fluide Glacial : JC Chauzy. Ce que je ne connaissais pas, c'est sa collaboration avec Thierry Jonquet, auteur de polars francais dont j'avais dévoré le "Mygale". J'acquitionne donc l'album "Du papier faisons table rase", et d'une chouette dédicace me voilà doté (oui, j'ai moins parlé avec lui, non pas parce qu'il n'est pas sympathique, au contraire, mais le fait qu'il mangeait une mandarine, dont je ne supporte pas l'odeur, n'y est sûrement pas étranger).
Enfin, n'ayant plus d'auteurs en vue, je me place dans la file d'attente pour les deux auteurs de Ratafia, Nicolas Pothier et Frederik Salsedo, déjà vus aussi, mais tellement drôles. Et bien m'en pris, puisque deux minutes plus tard, ils annoncent que la file d'attente est pleine, puisqu'ils doivent partir. Et donc, une drôle de dédicace pour finir en beauté ce premier jour, que demander de plus ?
Dimanche :
Le dimanche, levé tôt (11h), pour voir essentiellement deux personnes : la scénariste (présente la veille) et le dessinateur (pas présent la veille, d'où mon envie d'y retourner) d' Aya de Yopougon, superbe série que je conseille fortement. Malheureusement, cette fois, la scénariste Marguerite Abouet n'est pas là, mais Clément Oubrerie oui. Et j'obtiens ma très belle dédicace, mais avec un léger sentiment d'insatisfaction, que j'espère combler à Angoulême.
Et puis, comme j'avais fini mon tour, je suis retourné voir mes deux chouchous de la veille, pour encore bien discuter, et bien m'extasier devant leurs dessins.
Et c'est donc fatigué, mais très content que j'ai regagné mes pénates...et que je suis pas prêt d'oublier ce chouette ouiken. Merci les gens !
14 octobre 2007
Quelques nouvelles dédicaces et quelques nouvelles...
Bonjour tout le monde, long time no see...
Que dire...j'ai vécu un mois de septembre assez riche : rentrée des cours un peu bizarre, où tous les profs s'étaient donnés le mot pour nous orienter dans un sens différent...Acceptation de mon dossier pour être tuteur de physique cette année...Visionnage de plein de films qui vont changer mon top 10 irrémédiablement (Les aventures du baron de Munchausen par exemple...ou une revision du Troisieme homme...ou encore Coup de Torchon...). Mais surtout, un mois placé sous le signe de la BD, puisque j'ai enchaîné pas moins de quatre rendez-vous bullistiques. Alors, sans plus tarder et me complaire dans les souvenirs de ce joli mois...les dédicaces...
Festival Delcourt, vendredi 14 Septembre
J'y suis juste allé le vendredi, parce que sinon, beaucoup trop de monde pour moi (et surtout, beaucoup trop de blaireaux qui font la queue pour quatre auteurs en meme temps avec leurs sacs, chose que j'ai de plus en plus de mal à supporter). J'y vais donc après les cours le vendredi, me disant que niveau monde, ca devrait rouler. Et effectivement, ca roulait pas mal.
Première dédicace de la journée, sur une chaude recommandation de Marie/Psycho, que je salue au passage : Colonel Moutarde et Brigitte Luciani, dessinatrice et scénariste, pour L'espace d'un soir. Une BD étrange et envoûtante, où l'on suit l'histoire en parallèle de quatre appartements, en temps réel dans la narration. Un excellent exercice de style, et une bd que, du coup, je recommande vivement aussi. Néanmoins, comme j'attendais une séance de dedicace pour l'acquérir, je ne l'avais pas encore lu quand j'ai demande mon dessin. Et la fatigue aidant, j'ai pas été très bavard. Bref, voici donc le très beau dessin de Colonel Moutarde, et l'accroche de la scénariste : "Tout ca parce que l'homme a besoin de vivre en harmonie avec l'image qu'il s'est faite de lui même".
Ensuite, comme il n'y avait pas encore trop de monde, je me prépare à attendre pour le dessinateur du dernier Donjon Monsters : Stanislas. J'avais vu des planches du monsieur dans une librairie, et j'avoue que j'avais été impressioné. Bref, j'ai lu l'album dans la file d'attente, et j'aurais même pu le lire deux ou trois fois encore, tant il prend son temps pour dessiner. Malgré tout, un chouette (petit) dessin à l'arrivée, et un chouette sentiment son égard.
Et enfin, celui que je ne pensais pas avoir, redoutant un monde dingue...Lewis Trondheim. Et pourtant, le maître va tellement vite à dédicacer, que j'ai pu moi aussi en profiter. J'avais lu ou entendu pas mal de choses sur lui, comme quoi il prenait un peu la grosse tête, toussa... Ben ma foi, je l'ai pas vu sous cet angle là, en tous cas ce jour là. Il a été sympa avec tout le monde, quoique pas très causant. Et même si effectivement ses dessins sont très rapides, moi je m'en contente bien, puisque ca m'a permis de le rencontrer. Bref, bien content je suis !
Carte blanche à Riad Sattouf, Virgin des champs, vendredi 21 Septembre
Haaa, là encore j'étais le plus heureux des hommes. Puisque non content de se pointer à une dédicace dans un megastore (où j'ai appris que les auteurs étaient plus accessibles qu'ailleurs, me demandez pas pourquoi, y a toujours moins de monde..), mais il avait invité ses potes, dont deux des auteurs que je suis le plus en ce moment : Mathieu Sapin, et Christophe Blain.
Ambiance spéciale quand même, puisque pour 5 auteurs, le magasin n'avais prévu qu'une seule file d'attente, et un podium. Bref, un joyeux bazar...menfin, j'étais bien placé, et j'arrive le premier devant Mathieu Sapin, que les gens visiblement ne connaissaient pas, puisque après moi, ca se bousculait vraiment pas. Haaaa, les fous ! Mathieu Sapin est ce qui se fait de mieux dans la nouvelle vague BD : c'est drôle, c'est frais, et c'est juste incroyable de voir l'univers qu'il a créé. Et encore, je suis en dessous de ce que je ressens en lisant ses oeuvres. Bref, j'étais très heureux. Bonhomme très sympa en plus, ce qui ne gâche rien. Et un beau dessin, pour le fan que je suis, que demander de plus ?
Ensuite, rencontre avec Cristophe Blain, l'auteur du grand Isaac le pirate, dessinateur de Donjon, et du géniallissime Gus, sorti récemment, et que je prescris contre la morosité ambiante. Dédicace rapide, mais très efficace...
Et puis enfin, arrivée devant Riad Sattouf. Et ca faisait bizarre, puisque c'est le premier auteur que j'ai rencontré de mon plein gré, suivant mes goûts, sans une poussée paternelle.C'était pour le premier tome des pauvres aventures de Jérémie, la dédicace était rapide, au gros feutre, mais j'étais content. Et si certains auteurs dédicacent plus rapidement avec leur notoriété grandissante, histoire de contenter tout le monde, Riad Sattouf fait exactement l'inverse. Et me voilà donc, sortant de cette carte blanche avec ce très très joli dessin.
Fnac d'Evry, samedi 22 septembre
Une dédicace dans un megastore (voir plus haut), près de chez mon pote Seb, pour des auteurs Fluide Glacial ? Ou comment faire d'une pierre deux jolis coups !
Surtout que le nom d'Etienne Lecroart est annoncé...comment décrire le travail de Lecroart ? Toujours cherchant le double sens, le decalage, l'originalité...Cofondateur de L'Ouvroir de Bandes dessinées Potentielles (ou OUBAPO), ses bds sont pleines d'un sens inné de la créativité. Il a écrit des bds palyndromiques, qui se replient, qui se tournent, pleines de tellement de degrés de lecture que ca fait tourner l'esprit. Bref, un grand monsieur. Même si il est arrivé avec une demie heure de retard, et que je voyais Seb avec déjà deux dédicaces, c'est pas grave, parce que je l'aime. Hmmmbrrffff, bref.
Un dessin au sens caché aussi, puisque, nouveau format Fluide oblige, il y a des encarts qui se replient vers la BD, ou donc en l'occurence la dédicace. J'ai mis ça au format GIF animé, en espérant que vous compreniez comment ca marche.
Et puis, pour finir, deux vieux de la vieille, deux auteurs que j'ai déjà rencontré plusieurs fois, et qui sont toujours aussi bons : Julien/CdM, et Edika. Et quand Edika termine en vous dessinant, on a presque envie de pleurer de bonheur.
Et voilà pour la première partie de ce mois de folie. En effet, il me reste à raconter le festival de Darnétal, près de Rouen.
Mais ce sera pour la prochaine fois.
Take care.
15 juin 2007
Festival d'Amiens (02-06-07) et résumé des épisodes précédents
Bon, allez, pour que Night arrête de râler, on va poster le résumé de ce chouette dimanche que j'ai passé il y a une semaine...et ce depuis mon tout nouveau tout beau PC portable...le kif.
Festival prévu un peu à l'arrache, et encore plus pour Eowyn qui décida de m'accompagner la veille au soir (que j'embrasse ici au passage...hop), mais très bon moment. Il faut dire que je connais un peu le festival d'Amiens, et que je sais qu'il est bien organisé, et bien situé. Et visiblement, c'est aussi le cas des auteurs quand on leur demande. Je ne saurais trop vous conseiller d'aller y faire un tour si vous avez le temps dans les années à venir.
Après une route sans histoires, si ce n'est un accident sur le N3 qui nous obligea à visiter Livry-Gargan trois minutes environ après être partis, on fait un premier tour, et Eowyn me lâche déjà pour aller chercher de l'argent, vu que et c'est pitet le point négatif du festival, la librairie ne prend pas la carte. Bref, j'en profite pour me faire dédicacer le gagnant du prix "Jeunes auteurs" de cette année, Yannick Corboz, qui présentait l'album "Voies off" avec au scénario un type que j'aime beaucoup, Nicolas Pothier (mais dans un style quand même bien différent de son Ratafia).
Et une première très très belle dédicace, qui a mis une éternité à sécher :
Puis, alors qu'Eowyn est revenu et attend sa dédicace de Corboz, je pars à la recherche de celui que je vais maintenant voir à chaque fois, tant sa gentillesse et son talent sont immenses : Loïc Sécheresse. Et comme j'avais déjà une dédicace sur son album, il me dédicace sympathiquement mon carnet, avec un splendide dessin de Belzébuth et Hécate, qu'il ne fait pas sur ses albums. Qu'il en soit ici très sincèrement remercié, surtout vu la qualité du dessin !
Et pis ensuite, j'ai rencontré le dessinateur de l'une des bds qui m'a le plus ému ces derniers mois : Pourquoi j'ai tué Pierre, d'Alfred et Olivier Ka. Il est difficile de parler de cet album traitant des attouchements sexuels subis par le scénariste durant sa jeunesse, mais croyez-moi sur parole quand je vous dis que c'est un indispensable.
Alfred est en tous cas une vraie crème, super sympa, et la dédicace ne l'est pas moins. J'irais le revoir dès que je le peux pour le Désespoir du singe, c'est sûr.
Pause déjeuner pour manger un grec au bord du canal (après avoir passé une demi-heure à choisir un restau quand même...), et puis après une visite de la cathédrale, un coca light englouti à la vitesse de la lumière (enfin, paraît-il, moi je me rends plus compte), et un Ipod en chocolat, nous revoilà dans la bibliothèque municipale, où se pressent la plupart des auteurs.
Ambiance énigmes, meurtres et siècle dernier pour la future rencontre : David Francois, pour l'Etrange affaire des corps sans vie, chez Paquet. Cet album me turlupinait depuis Angoulême, mais je ne l'ai pas encore lu. Néanmoins, l'auteur fut très cool, malgré une turbulente jeune fan de 3 ans au rire bruyant quoique communicatif, et il a apparemment pas mal de projets. Puissent-ils se réaliser.
Et puis on passe à un auteur que j'avais déjà rencontré cette année au festival du livre de Paris, et que vous devez connaître si vous cliquez sur les liens mis à votre disposition à droite ici, j'ai nommé Boulet.

Salon du livre 2007
Bah oui, pasque je vous ai pas dit que j'avais rencontré l'homme que j'adorais avant à cause de ses dessins, mais que j'idolâtre maintenant pasqu'il aime pas les kazoos non plus (private joke inside).
Il dédicaçait au stand Bragelonne, pour les illustrations qu'il a fait dans le recueil de poèmes sales : "Tous malades". Enfin bref, il est aussi chouette que ses oeuvres.
Et puis, pour clore ce flashback, j'ai aussi rencontré ce jour là le dessinateur de la série qui me tenait le plus coeur dans Spirou, avan qu'on résilie l'abonnement, j'ai nommé "Marzi". C'est l'histoire d'une jeune polonaise pendant les dures années, et c'est vraiment une bouffée d'air frais. Le scénario est basé sur la vie de la scénariste elle-même, Marzena Sowa, qui se trouve être la femme du dessinateur, Sylvain Savoia, et, comble de tout, ils sont tous les deux bourrés de talent.
Bref, on en était à :
Et voici donc la dédicace de Boulet obtenu cette fois à Amiens, cette année, avec mon personnage favori de Donjon :
Ensuite, j'ai fait dédicacer un album que je ne connaissais pas, mais qui me faisait de l'oeil depuis un moment : "Comment je me suis fait suicider", par Sebastien Vassant. Et bien m'en prit, parce que c'est la dédicace que je préfère de ce salon. Je sais pas pourquoi, mais j'ai flashé sur elle. Assez instinctivement, mais bon. On ne commande pas, quelquefois...et je recommande l'album, paru chez les Requins marteaux (qui décidément me charment depuis quelque temps).
Bon, ca va, vous vous êtes pas endormis. Bon. Continuons alors.
Après donc cette bonne journée, on passe quand même voir à l'autre salle où dédicacaient trois auteurs que je voulais voir : Marchetti (que je verrais finalement, après avoir cru qu'il partait), Ralph Meyer (que je savais que je ne verrais pas, puisque le monde entier semble se presser quand il dessine), et Daniel Goossens, ma nouvelle idole, devant lequel je parais plus idiot qu'une fan de Julien un soir de finale de Nouvelle star...comment je le sais? Parce que je l'ai vu...(mais non pas Julien...)
The Macarel Institute of Modern Gag en dédicace le 5 Avril dernier
Grosse, voire très chaude ambiance ce soir-là : Thomas Dutronc, que je ne connaissais pas, mais qui joue du jazz manouche comme pas deux, et puis surtout, mes quatres icônes de la BD actuelle, réunies en un même endroit, pour dédicacer et discuter. Si c'est pas monumental ! (Clic ici pour voir des photos...)
Et donc, j'ai enfin pu voir celui que j'adule, que je vénère au plus haut point (essayez de vous imaginer pour voir...ben non, c'est encore plus que ca) : Daniel Goossens.
Et donc, après avoir passé la sécurité (parce que monde dingue, chaleur et mauvaise organisation ont fait que les gens se présentaient devant les auteurs dans le délire le plus total, et que des agents de la sécurité faisaient un cordon deux mètres devant la table), je m'approche, dit deux mots sur notre amour visiblement commun du cinéma et des monty pythons, et me voilà, l'homme le plus heureux du monde, ou presque.
Oui presque, puisque 10 minutes après, me voilà devant le grand, l'immense Guillaume Bouzard, pour la deuxième fois cette année (ha, non, pas de flashback cette fois, c'est raconté là). Et qu'enfin, là, j'étais l'homme le plus heureux du monde.
Ceci dit, j'aurais pu être encore plus heureux si la Fnac n'avait pas fermé alors qu'il restait seulement 40 personnes devant Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, et que je m'apprêtais à entrer dans la file. Heureusement que je l'avais déjà vu cette année.
(Que celui qui sait pourquoi cette image est là le dise, et il gagne un poster de Ratafia)
Virgin des champs, plus tôt cette année-là...
Hé oui, j'ai vu cette année Manu Larcenet et Yan Lindingre, pour dédicacer "Chez Francisque", un album drôlissime. Et j'ai pas été déçu, puisque Manu Larcenet a dessiné mon portrait.Bon, ok, dans 40 ans, cadre et alcoolique, mais bon, ca fait bizarre de se voir scruter du regard par votre idole. Bref, j'étais bien heureux ce jour-là, encore...
Donc, je n'ai pas vu Daniel Goossens pour la deuxième fois, tant pis. Mais j'ai donc vu Christophe Marchetti, pour son album "La tranchée". Et là, je suis aussitôt tombé en pamoison. Bon, moins coup de coeur que la précédente, mais quand même! Je l'avais raté au festival du livre 2006 (les organisateurs l'avaient annoncé présent le vendredi où j'y étais, mais l'auteur lui-même m'a dit que c'est sûr, il n'y était pas, c'était son premier festival, il s'en souvient bien), mais je regrette pas du tout d'avoir attendu. Quelle claque !
Et voilà donc pour cette journée, terminée par une viste de l'expo consacrée à l'auteur de la superbe affiche de cette année, Jirô Taniguchi. Expo courte finalement, mais qui donne vrament envie de découvrir l'oeuvre du bonhomme.
Et voilà aussi pour ce post / cadeau d'anniversaire. Bizoux champion.
03 février 2007
Mon Angouleme 2007
Bon, ben voilà, une année passe, et le festival repasse...et du coup, moi aussi.
J'attendais cette édition du festival avec impatience pour deux raisons :
- la première, Guillaume Bouzard, et Lucie Durbiano y dédicaçaient. Et ce sont les deux auteurs qui m'ont le plus fait vibrer ces derniers temps (avec Blutch).
- la seconde, c'était que cette nouvelle édition, placée sous le signe du changement, allait servir de test pour mes éditions futures (en gros, si c'est bien, je reviens, sinon, ben non).
He bien, c'était pas mal du tout ! En gros, les deux énormes bulles sont aussi grandes que celles placées avant en centre-ville (voire plus, je me rends pas bien compte, n'y étant allé qu'une fois), mais elles sont suffisamment bien organisées pour que tout le monde ne se marche pas dessus (sauf à l'entrée, où ils ont eu la bonne idée de mettre tous les gros éditeurs, donc forcément, ca se bouscule). Et puis au final, si je crachais au départ sur le fait de mettre les bulles à l'extérieur de la ville, ca se passe sans acrocs. les navettes sont très présentes (une toutes les 5 minutes, chapeau à l'organisation), et du coup, on est beaucoup moins serrés dans le centre, et dans les expos.
Donc, ma foi, une très bonne surprise, et j'en serais très certainement l'année prochaine !
Bon, mais sans plus trop attendre, voici donc mes rencontres de cette année...et l'ordre des évènements.
Départ de Paris avec 1h30 de retard (connaissant les vieux briscards qui m'accompagnaient, j'étais content ^^), arrivée Angouleme (enfin à côté) 3h00 du mat', en finissant sur le verglas qui se faisait vicieux dans la camapgne angoumoisine.
Après un lever difficile, me voilà donc à 11h30 en train de découvrir la nouvelle bulle...comme je l'ai déjà dit, les grands éditeurs se trouvant dans la première bulle, et ce dès l'entrée, je passe rapidement, et me retrouve devant le stand "Le cycliste", où je vois le grand Loïc Sécheresse (dans tous les sens du terme), bloggeur que j'avais déjà rencontré, et que j'adore.
Oui mais voilà, je m'apercois qu'une fille de la file d'à côté est revenue de la bulle "indépendants" avec une superbe dédicace de Lucie Durbiano. Hop, comme je savais que Loïc reviendrait, je file au stand Gallimard Jeunesse, et voit que Lucie Durbiano ne dédicace qu'encore une heure, et après plus rien du festival. Bénissant ma bonne fortune, je me retrouve donc, après avoir dit tout le bien que je pensais d'elle (notamment de Laurence chez les Requins-marteaux), avec cette splendide première dédicace !
Mais la bonne fortune allait de nouveau me sourire, puisque le stand mitoyen venait de compter dans ses membres le grand Guillaume Bouzard, LE grand Bouzard, l'homme qui me fait le plus rire dans la BD actuelle (bon, avec Goossens). Neammoins, me voici donc en seconde position, et trépignant d'impatience, dans une file qui grossit à vue d'oeil...
Ce faisant, je remarque sur le même stand James, bloggeur BD de renom, dont l'album vient de sortir aux éditions 6 pieds sous terre, et qui est une petite pépite d'humour noir. Malheureusement, je le vois qui s'en va juste à cet instant. Je l'interpelle, lui disant que j'aurais aimé le voir juste après la dédicace avec mon idole...et là il me répond hyper gentiment que si je veux, il peut me dédicacer son album pendant que j'attends à côté. Heureux, mais un peu gêné quand même, j'accepte avec joie, et vive ma bonne étoile !
Et pus donc arrive enfin le grand moment...on discute pas mal, de ses jeux de mots, de sa prochaine autobiographie of me too (avec un titre encore plus dépotant paraît-il, j'ai hâte), et puis comme il édite chez lui des mini albums, et réédite des fanzines qu'il faisait avec des gens comme Manu larcenet et Pierre Drhuille, me voilà repartant avec une dédicace, un poster signé, un min-album dédicacé aussi, et un fanzine, pour lequel il m'a expliqué qu'il remettait l'argent des ventes dans d'autres fanzines. La grande classe quoi...
Voilà voilà, après une heure et demie de festival, me voici avec 3 dédcaces super chouettos, et après avoir rencontrés les 2 personnes pour lesquelles j'étais descendu. Et c'est là, perdu dans ma rêverie joyeuse, que je vois sans en croire mes yeux Charles Berberian s'assoir au stand Cornélius. Haaaa, bonne fortune, encore merci. Et donc, ben wala, je rencontre cette année encore une de mes idoles (si vous avez lu Monsieur Jean ou Journal d'un album, vous comprendrez pourquoi) et ca me donne une splendide occaz' d'acheter l'album "Petit peintre" qui me faisait de l'oeil depuis un moment.
Et hop là ! Je retourne enfin voir Loïc Sécheresse, que j'avais un peu zappé depuis le temps. Et là, il me dit qu'il s'en va manger, mais que j'ai qu'à lui laisser sa BD, et qu'en revenant après manger, il s'en occupe. Très bien...bonne fortune, j'en pleurerais si je pouvais.
Bref, il est effectivement l'heure d'aller manger pour tout le monde, sauf pour les acharnés de la dédicace, les fous de dessin que sont les auteurs du stand Paquet, stant où je vais chaque année si vous avez suivi le compte-rendu de l'année dernière. Et j'y vais donc cette année pour deux auteurs que j'aime beaucoup : Kenny Ruiz et Renaud Dillies. Tous les deux aussi sympa que l'année dernière, et tous les deux n'ayant rien perdu de leur coup de crayon ! (dsl pour la qualité photo qui ne rend pas justice au dessin, mais mon scanner est super petit).
Hop hop hop, j'enchaîne encore, avec Jason, mon coup de coeur immense de l'année dernière, que je retrouve cet année au stand Atrabile...pour une bd qui est peut-être sa meilleure : Attends. Tout en retenue, dans son style caractéristique, je vous le recommande hyperchaudement. Bref, un coup de coeur immense qui se précise d'album en albums, ca fait zizir !
Et puis enfin, la fatigue, la faim, et surtout l'agoraphobie reprennent le dessus. Je repars de la bulle a 15h30, pour aller manger et prendre l'air au centre-ville. Bien m'en prit, parce que les bulles commencaient vraiment à être trop petites...pas tant par la foule que la chaleur.
Bref, après une brève collation, une bonne bouffée d'air frais, je reviens m'achever. Je retourne donc voir Loïc Sécheresse, qui cette fois est entouré de nombreux bloggeurs bien connus (enfin si vous vous interresser un peu). Normal, Mélaka dédicacait aussi au Cycliste, et l'heure faisant, ils s'étaient tous retrouvés ici : Laurel, Gio, Obion...bref, que du beau monde, que j'aime bcp, et que j'ai pu saluer. Et ca ca fait plaisir, surtout d'avoir revu Gio.
Enfin, j'arrive devant Loïc, qui me dit qu'il n'avait pas encore tpuché à ma bd. Pas grave, je pouvais bien attendre, j'avais largement gagné ma journée !...On discute un peu, et je lui rappelle après une discussion sur le fait qu'il avait jamais fait de vraies séances de dédicace pour album, qu'il avait dit que cette fois, contrairement au Festiblog, il ne ferait que des "petites" dédicaces, encore à la gouache, mais sans s'emporter. "Pas de cavaliers de l'apocalypse donc, dommage...". "Allez, Banco ! Je te fais ca...". Et donc me voilà avec un superbe cross-over de son blog et de sa bd...la megaclasse, qui a mis une demie heure à sécher ^^.
Et enfin, épuisé, j'attends Bruno et Florence, sa copine, assis en attendant que ca sèche.Les voilà, Bruno veut sa dédicace de Renaud Dillies, je fais un dernier tour du salon, et je vois Jake Raynal et Claire Bouilhac, que j'avais déjà vu aussi l'année dernière pour Melody Bondage chez Fluide Glacial. Cette fois, ils dédicaçaient les aventures de Francis le blaireau, qui apparait dans les marges du journal d'humour, et qui est édité encore chez Cornélius. Et voilà pour clore mes dédicaces en beauté !
Et puis l'histoire s'arrête là...la soirée du samedi nous ayant achevé, on a déambulé dans les rues le dimanche, avant de repartir...
Bilan quand même extrêmement positif puisque :
- j'ai vu tous ceux que je voulais voir
- j'ai passé un excellent ouiken
- je reviendrais.
Mes deux seuls regrets auront été de pas avoir réussi à me lever Dimanche pour faire les expos, et d'avoir raté Daniel Goossens, mais le stand fluide était vraiment mal foutu cette année.
Enfin voilà...en espérant vous avoir donné envie de ...je sais pas...vous avoir donné envie, ce sera déjà pas mal...(désolé d'avance pour les fautes, mais j'ai tout écrit d'un trait, et j'ai la flemme de tout relire...).
04 janvier 2007
Festival de Creil 2006 (19/11/2006) (2/2)
Bon allez, petite pause dans les révisions...on va parler de l'après-midi de cette belle journée...
J'y étais retourné surtout pour aller voir Nicolas Poupon, qui me fait toujours autant marrer avec ses dessins, que ce soient dans "Le fond du bocal" (pour lequel j'avais déjà eu une dédicace, mais on y reviendra), ou dans ses "nouveautés" : "Le cri de l'autruche" ou encore "Rex le chien", que je me suis donc fait dédicacé cette fois-ci. Après avoir pas mal parlé, et lui avoir donné rendez-vous à Angoulême (enfin, en fait, après avoir su qu'il y allait, et lui avoir dit que j'y allais aussi en fait hein, bon), voici sa chouette dédicace !
Seconde dédicace obtenue : Philippe Sternis, dont j'avoue ne pas connaître grand chose là par contre. Si ce n'est que j'ai retrouvé dans ses dessins sur Pyrénée des choses qui me parlaient quand j'étais plus jeune, et qui, après lecture, me parlent toujours.
A noter une dédicace au crayon bleu, parce qu'il n'avait pas de taille-crayon correct...et pis que ben la signature n'y est pas, en raison de mon scanner trop petit...
Et puis pour finir, une découverte qui n'en était pas vraiment une, puisque je suis pas mal ce que sortent les éditions Paquet (c'est le pourquoi de la signature de la dédicace) : Les orphelins de Cyril Knittel.
La critique qui va avec le lien ci-dessus est très proche de ce que pourrait être la mienne, donc je vous laisse la découvrir, mais sachez que l'auteur est en tous cas super sympa, et j'ai vraiment beaucoup accroché ! Un vrai coup de cœur !
Que du bonheur !
13 décembre 2006
Festival de Creil 2006 (19/11/2006) (1/2)
C'était un dimanche...il faisait plutôt beau, il faisait plutôt bon. Une soirée passée à reagrder du Twin Peaks (et du Abel Ferrara gore) jusqu'à pas d'heure, puis un lever à l'aube (8h00 !), et enfin 45 minutes de voiture (somme toute pépouze, mais j'i plus l'habitude en ce moment des trajets de 3 minutes jusqu'à la gare), j'arrivais chez mes grands-parents à Senlis ce matin-là. C'était un dimanche...
Ouais, bon, bref, pour résumer, j'allais à ce festival un peu les mains dans les poches, et sans prétention aucune, puisque je ne connaissais pas (ou peu) les auteurs présents, et que j'avais pas la tête où il fallait. Mais ce coquin de sort avait décidé de ne me faire que des cadeaux ce jour-là...
Bon, ok, j'arrête de raconter ma vie comme dans un conte...désolé.
Premiers auteurs rencontrés : Mabesoone et Mau pour "Achevé d'imprimer".
Un (très) bon polar-road-movie en noir et blanc, qui nous entraîne dans la folie d'un écrivain frustré par ses pannes d'inspiration et les refus des éditeurs...Un album qui, en plus de m'avoir vraiment accroché l'oeil avec ses dessins au fusain, aura eu le mérite de faire remonter en moi ce sentiment qu'il faut réellement que je me remette au polar, genre que j'ai abordé étant jeune sous l'impulsion parentale, et que j'ai malheureusement laisé tomber pour la SF...mais c'est une autre histoire. Bref, une bien belle histoire, même si à mon avis un peu trop longue, mais très joliment illustrée.
Et on aura bien rigolé avec les auteurs en écoutant (contre notre gré) les débats philsophiques sur les amours adolescentes, contenant beaucoup trop de mots de plus de 5 syllabes pour être honnête. Parce que le festival de Creil n'est pas qu'un festival de BD, mais du livre en général, avec des débats + ou - intérressants. Là, pour le coup, pas du tout. Bref. Il fallait donc retenir ceci : j'irais les revoir au prochain album. Obligé.
(Il manque la signature de Mau sur la page d'à-côté...dsl...)
Ensuite ? He bien ensuite, j'ai simplement eu l'une des plus belles dédicaces de mon, disons honnête, carrière de "chasseurs de dédicaces". Et l'auteur n'est autre que le gagnant du prix du festival pour cette année, j'ai nommé Gérald Parel, dessinateur de la série "7 secondes".
Sauf que je ne savais pas encore qu'il avait gagné le prix, et finalement, ça m'a permis de parler de plein d'autres choses avec lui. Et c'était tant mieux, parce que en général je ne sais pas quoi dire. Là, ça c'est super bien passé...
J'avoue encore une fois que je n'avais pas lu les albums. Malgré des couvertures très très alléchantes (et même somptueuses), et un pitch qui me faisait des appels du pied, j'avais feuilleté et trouvé des planches pas forcément à mon goût. Et je regrette maintenant, parce que, si effectivement il y a des planches sur lesquelles j'accroche moins, il y a aussi de très belles scènes superbement orchestrées. Et en plus, les agents du FBI ressemblent à Mulder et Scully. Mais pourquoi j'ai pas lu ça avant ?
Enfin bref, voici donc le superbe dessin que j'ai obtenu :
A suivre...
08 décembre 2006
Coz I'm back, baby, and I'm here to stay...
Bon, he bien, je n'arrive toujours pas à me mettre dans la tête que je parle pour ne rien dire, mais il est temps de s'y remettre, ne serait-ce que pour exorciser les vieux démons.
Et surtout parce que je viens de passer quelque temps dans des festivals ou dédicaces en librairie, et que ben ma foi, j'ai rencontré du très beau monde, et eu plein de jolis dessins. Mais faisons ca dans l'ordre.
26/09/2006 - Fluide Album Tour 2006 : Julien/CdM, Mo/CdM, Edika - Album Cour St Emilion, Paris Bercy
Oui, bon, c'était avant le Festiblog, donc ca remonte un peu, mais bon, j'avais oublié d'en parler.
Ambiance très décontractée (dédicacer dehors, ca aide), auteurs très accueillants (ca fait déjà trois fois que je vois Julien/CdM, et il me fait toujours autant délirer), et pis ben de très très beaux dessins. Et en plus, y avait pas tant de monde que ca, en tous cas pour des auteurs autant lus dans Fluide !Que dire de plus ?
Sinon que j'ai enfin vu mon idole (ouais, j'ai beaucoup d'idoles, on dirait pas comme ca)de près, j'ai nommé Monsieur Edika. Oui, cet homme, simple en apparence, est un vrai génie, n'ayons pas peur des mots. Chacun de ses albums contient plus de non sens que les trois films des Monty Pythons, et je pèse mes mots. Alors, vous vous rendez compte si j'adore ! On aime ou on aime pas (je vous conseille au moins d'en lire un, ca vauit vraiment le détour pour ceux qui aiment l'absurde), mais moi, je suis fan.
Voici donc les dédicaces que j'y ai obtenu.
Julien/CdM et Mo/CdM (pour Cosmic Roger) :
Mo/CdM (cette fois en tant que dessinateur pour Forbidden Zone) :
Et donc Edika, pour l'album 28 (Aïe Woze Djoking) :
Voilà, pas de bcp de nouvelles têtes (sauf Mo que je n'avais jamais vu), mais que du bonheur, et de très chouettes dessins. Et ca fait toujours plaisir de pas être déçu !
04 octobre 2006
Mon festiblog 2006 (suite et fin)
Petit retour sur les dédicaces d'hier : j'ai oublié de préciser que si des traces d'eau apparaissaient sur les dernières dédicaces, c'est que l'orage est arrivé juste avant 19h, m'obligeant à protéger Lisa et Frédé avec un parapluie, et forcant même finalement Frédé et Claude à dédicacer debout dans la librairie.
Après une (très) courte nuit sur Paris, j'avais rendez-vous à 13h30 à côté de Bercy pour le repas dominical familial. Mes parents n'ignorant pas mon envie de rester près du festival, on mangea donc très bien et relativement vite, puis me voilà reparti vers 14h45 pour espérer approcher les quelques auteurs qui manquaient encore à mon tableau de chasse.
Et le premier fut une surprise, puisqu'il n'était plus censé être présent à cette heure-ci. Il avait chosi de faire des dédicaces sauvages dans le magasin, et c'est vraiment tant mieux pour moi, vu que son blog est un pur condensé de ce second (voire troisième) degré que j'aime tant : La vie du lutin. Mais en vrai, il paraît qu'Allan Barte dessine super bien. En tous cas, il est super sympa (j'avais prévenu que je le dirais tout le temps, mais le truc, c'est que ce festival, ce rapprochement entre auteurs et public m'ont vraiment surpris).
Le reste fut question de choix, et de bons choix. Le frangin, revenu du second hall de dédicaces en voyant le monde massé devant Maliki, dont il espérait un dessin, me prévenant que le monde se pressait aussi devant Stan Gros, je décidais d'aller voir Libon en premier, puis d'espérer que la file d'attente devant Stan se fit plus rare. Et grand bien m'en fit, puisque si j'avais fait l'inverse comme je l'avais prévu, je n'aurais pas pu voir celui qui me fait le plus rire de tous les bloggeurs.
Libon, donc, fut lui aussi super compréhensif. Et quand je répondis à son "Tu as un truc particulier en tête", que j'avais adoré un certain post, il réagit au quart de tour. "Ha ouais, le chat avec un téléphone dans le cul. Ok." Que dire alors d'un homme qui, en plus de me faire rire, lit presque dans mes pensées ? Sinon que c'est un putain de génie. Voilà, c'est dit.
Et donc, filant à l'autre bout du village, je m'apercois que ce que le frangin avait pris pour la file d'attente de Stan, était en fait celle de Maliki qui était incroyablement longue pour un homme de sa corpulence. Bref, un peu comme pour Gio, me voilà dernier de la file, arrivant un peu tard, ce qui nous oblige à déménager encore une fois. Mais cette fois, quand Stan me propose d'aller plutôt à un bistrot plutôt que dans la librairie, j'accepte avec joie.
Il faut savoir que Stanislas Gros, c'est un peu comme pour Loïc Sécheresse : c'est une claque énorme que je me suis pris dans la tête. Je peux pas vraiment expliquer non plus. C'est un style assez indéfinissable (il m'a avoué ne pas lire énormément de BDs, même si toutes celles que j'ai évoquées, il les avaient lues aussi), et c'est juste magnifique. Bref, énorme coup de coeur.
Donc, forcément j'étais ravi de discuter un peu plus longuement avec lui à la terrasse, sur les dernières BDs que j'ai lu (critiques de Goossens et Sfar notamment), d'Orléans que je connais un peu, de son Donjon pirate, de ses projets d'album, de Lovecraft...bref, je suis reparti du festival avec un grand sourire, une superbe dédicace, et un coca light offert ^^. Un super moment en tous cas.
Donc voilà, j'ai passé un excellent ouiken, et j'y serais très certainement l'année prochaine, avec un planning encore plus chargé. Que du bonheur en perspective...
03 octobre 2006
Mon Festiblog 2006 (30/09 et 01/10 2006)
(Si les bloggeurs que j'ai rencontré ne veulent pas voir leur dessins ici, ils peuvent m'envoyer un mail, et je les enleverais bien volontiers). Si vous voulez visiter le blog des auteurs, je les ai rajouté dans la colonne de droite, mais vous pouvez aussi simplement cliquer sur leur pseudo.
Bon, j'avoue que comme d'hab, j'ai promis des trucs sans les tenir...je devrais peut-être en faire une spécialité. Bref, gros ouikens chargés, et ma rentré à Jussieu ont un peu chamboulés ma routine du "un film par soir". Alors, ben j'accumule les critiques et les films...vous aurez ca plus tard.
Pour l'heure, parlons du ouiken dernier, que j'ai essentiellement passer debout à attendre des dédicaces, puisque c'était le Festiblog n°2, qui permettait aux auteurs de blogs dessinés de se réunir, pour faire partager leurs expériences, et donc dédicacer pour certains. je partais donc confiant à Bercy Village ce samedi après-midi, avec un planning de gens à voir trop important, mais bon. Déjà, éviter les Laurel, Boulet ou autres Maliki et Melaka, qui bien evidemment étaient pris d'assaut, et difficiles ne serait-ce qu'à apercevoir. Et se concentrer sur les coups de coeur.
Le premier de ces dessinateurs coup-de-coeur, c'était Gio. Et j'avoue que j'ai pas été déçu du voyage. S'il en est un qui ressemble à son avatar, c'est bien lui : super sympa, (je vais dire ca souvent, alors m'en voulez pas trop), presque aussi timide que moi, un peu (voire très) paumé, et le même kway gris à capuche...bref, arrivant un peu tard, et les horaires étant très stricts, nous voilà partis avec Gio pour trouver le coin du parc proche du Village, ou apparamment les auteurs dans des cas similaires étaient rassemblés.
Mais après avoir tourné pendant 10 minutes, à discuter, force était de constater qu'on ne trouvait point ce lieu de RDV susnommé. On s'est donc posé sur un pont avec une autre fan venu nous rejoindre, et il a commencé à dédicacer, tout simplement. Ca commencait très bien ce festival, et si je m'attendais à de la convivialité, j'en attendais pas autant. La pluie nous ayant également rejoints, c'est sous les arcades que le dessin s'est fini, avec un échange de msn, et la possibilité de se voir sur Strasbourg quand j'irais voir les Namoureux...que du bonheur pour un timide comme moi !
Ensuite, direction l'intérieur du magasin pour voir l'auteur que je voulais absolument rencontrer, tant son blog reste mon préféré, et ce malgré la déception de nombreux autres avec le temps : Loïc Sécheresse.
Et encore une fois, j'ai pas été déçu du voyage. On a discuté du dessin que j'avais gagné en étant abonné à sa Newsletter, et il s'est excusé de pas les voir encore posté, etc...et on a vu pour se donner rendez-vous dans Paris, ce qui me ravit encore plus ! Et puis que dire sur ses dessins... juste que j'ai de suite accroché, mais ca s'explique pas. Ca a de suite été le coup de foudre...un truc que j'attendais mais sans le savoir, un truc qui manquait dans mon paysage de lecteur...Donc, une superbe dédicace comme je l'attendais, sur une Feuille A4 :
La pluie s'étant stoppée, retour dehors pour une nouvelle dédicace, d'un auteur que je ne connaissais pas pour son blog, mais pour ses (très) beaux ouvrages chez Soleil : Les échaudeurs des Ténèbres, et Belladonne plus récemment. Je veux parler de Pierre Alary.
Là, j'ai pas trop discuté, parce qu'apparemment, je suis tombé au moment où tout le monde se connaissait, ca faisait très "petite famille", tout le monde super sympa et tout...j'ai pas trop osé parlé, surtout que je connaissais pas son blog. néammoins, une superbe dédicace sur les Echaudeurs, et il n'en fallait pas plus à mon bonheur !
Et puis, fourbu, je me décidais à aller voir du côté de chez Album, voir le monde se masser devant les dessinatrices que j'avais envie de voir. Et donc, grandes furent ma surprise et ma joie (mais qu'est-ce qui me prend de parler comme ca moi ?!?) de constater que, ben finalement, je pourrais les voir.
En commencant par Lisa Mandel. Son blog est un vrai concentré de bonheur pur comme on en fait plus. Et pis elle vient d'éditer justement son blog sur papier, et avant la série des Nini Patalo. Mais c'est vrai qu'elle dédcace vite, et c'est sûrement pour ca qu'il y avait si peu de monde. ou alors, les gens sont des idiots, aussi peut-être. Enfin bref, elle est super sympa aussi, très énergique, et vraiment comme on peut l'imaginer au travers de ses dessins.
Et pis donc deux des trois filles de Chicou chicou, Frédé et Claude. Si Claude ne ressemble pas trop à son avatar (cheveux bruns et plus courts), elle est en tous cas beaucoup plus sympa. Et si Frédé ressemble assez bien à son avatar, elle est en tous cas beaucoup plus mignonne (haaa, ses yeux) qu'elle ne le laisse penser.
Chicou chicou, blog à quatre têtes et 8 mains donc, dont les thèmes variés et les supers dessins m'ont toujours fait bien délirer. Un vrai plaisir aussi. Et donc deux très belles dédicaces.
Voilà voilà, il est tard, donc je raconterais mon dimanche demain...en espérant vous avoir fait découvrir qqes blogs...
06 mai 2006
Gotlib - Virgin des Champs Mai 2006
Voilà, la BD, ça m'a pris quand
j'étais très jeune. J'ai commencé grâce à mon père bien sûr, qui est
lui aussi un grand fan, avec une très belle collection. Puisant dans
cette dernière, j'ai eu plusieurs phases : Tintin d'abord (normal),
puis Astérix (normal aussi), puis Spirou et son journal (suite logique
ma foi). Et pis un jour, sans trop savoir comment, je suis tombé sur
deux auteurs qui allaient révolutionner mon approche de la BD à jamais.
Les deux "GO" , ou bien les GOGO, comme vous voulez : Marcel Gotlib, et Christian Godard.
Gotlib,
c'est des séries pour tous publics (Gai Luron, les Dingodossiers, Les
Rubriques-à-brac), et puis d'autres choses plus adultes (SuperDupont,
Raah Lovely, Hamster Jovial, Pervers Pepere...), mais c'est surtout un
formidable scénariste, doué d'un humour absurde comme on en fait plus
(ou rarement). C'est grâce à lui que j'ai pu apprecié les Monty Pythons
(dont il a d'ailleurs éxécuté l'affiche francaise de leur premier film,
Pataquesse, ou la première folie des Monty Python), et je ne l'en
remercierais jamais assez. Et en relisant Gai Luron, je me dis que
toute la base de mon humour actuel fut bâti à travers un seul homme :
Gotlib. Béni soit-il.
Godard,
c'est surtout pour sa série Martin Milan que je lui dois tout. Quelle
formidable lecon de vie et d'aventures pour le jeune garcon que j'étais
! Et en relisant les aventures du jeune pilote encore aujourd'hui, je
comprends toujours pourquoi cette BD me faisait autant d'effets. Parce
que c'est juste, et formidablement bien scénarisé.
Donc,
quand mon frangin me dit en débarquant à la maison pour les vacances
"T'as lu le dernier Fluide Glacial ? Gotlib dédicace Mardi au Virgin
des Champs ! ", c'est avec une joie non dissimulée que je recois la
nouvelle, et nous voila donc parti ce mardi midi pour aller voir mon
idole.
Fort de mon
expérience de dédicaces en Fnac (j'y avais déjà rencontré Manu
Larcenet, mais je vous raconterais ca plus tard, puisque normalement je
devrais le revoir le 20 Mai), nous arrivâmes une heure à l'avance. 10
personnes devant nous, très bien. Gotlib descend du café où il donnait
une conférence avec seulement 5 minutes de retard, ce qui est très bien
pour un auteur de BD (en général, comptez bien 30 min de retard), et
nous nous apercumes alors que 6 personnes étaient assises devant la
queue, nous voila donc 16ème et 17ème dans la file d'attente, et un
nombre de personnes identique se pressaient derrière nous. Gotlib
dédicace (et c'est déjà bien, parfois il ne fait que des signatures a
t-on entendu dans la file) sereinement, prend son temps, et tout se
passe parfaitement dans le meilleur des mondes. Sauf que vu l'afflux de
monde soudain, lorsque ne se massait plus que 4 personnes devant nous,
et que je pouvais presque sentir l'haleine de mon auteur fétiche, vla
t'y pas que l'un des dirigeants du virgin vient lui dire un truc à
l'oreille. Et vu la qualité du dessin qui suivit l'entretien, force est
de constater qu'on lui demandât de presser le trait. Tant pis pour
nous.
Enfin, voilà
le moment tant attendu. je tends fébrilement mon Intégrale de
Gai-Luron, on se sourit, et puis il commence à dire qu'il ne faut pas
qu'il dessine trop souvent la même chose puisque ses dédicaces étaient
filmées par un caméraman spécialement affrêté. Et effectivement, il
venait de faire 4 fois la même dédicace de Gai Luron tenant un
pannonceau. Pour éviter la dédicace bâclée, je luis dis donc alors
qu'il s'apprêtait déjà à dessiner : "Mais vous n'avez qu'à me dessiner
Belle Lurette (la fiancée de Gai Luron, pour ceux qui ne connaitraient
pas la série), si vous voulez un peu de changement !", et lui de me
répondre "Oula ! Vous savez, ca fait 30 ans que je l'ai pas dessiné,
comment c'est donc qu'on la dessine déjà...ha oui, c'est un
cocker..hmmmm...", et il s'éxécute. Ravi alors j'étais. Au bout de 10
secondes, la radio-pub du virgin balance du Diam's, et le desisnateur
demande alors au caméraman ce qu'on écoute. Il lui répond, et Gotlib
d'acquiescer. Il prit alors son verre, et descendit 20 cl de coca et
dans mon estime d'un seul coup. (Nan, ca va je déconne, j'ai rien
contre Diam's, c'était juste pour le trait d'esprit, dsl je
recommencerais plus). La dédicace finie, je lui serrais la main et je
souris béatement alors que mon frangin arrivait derrière moi, brisant
ma rêverie. Voilà, j'ai donc rencontré mon premier GO, et j'espère bien
rencontrer le second un jour. Et voici ma dédicace quand même :
Que du bonheur ^^.






























































