Bandes et ciné

On parlera de BDs, de cinéma, et d'autres choses...

26 juillet 2006

Mon Paris Cinéma 2006

Bon, j'ai donc décidé de mettre un message par semaine, le mercredi. Ca m'obligera un peu à poster. Et pis je vais mettre une rubrique nouvelle : le film de la semaine. Ca tombe bien, le mercredi, c'est le jour des sorties au cinéma, et donc ben je vous mettrai le film que personnelement j'irais voir en premier cette semaine. Enfin, on verra ca plus tard à la fin du post. Mais je n'exclus pas de poster les autres jours si j'ai autre chose à dire ^^.

Pour l'instant, j'ai dit que je ferais la critique des films que j'ai vu pendant le festival de Paris cinéma, alors la voici.

29/06/06 17:00 : Memento mori, de Kim Tae-Yong et Min Kyu-Dong.

mori

Bon, j'avais déja fait la critique des deux premiers films sur cinemaquiz, alors je les remet ici.

Le film avait fait partie de la compétition du premier festival "Paris-Cinéma", et le réalisateur Min Kyu-Dong était visiblement content de revenir pour le présenter à nouveau dans l'hommage fait au cinéma coréen cette année.

On commence donc cette séance avec l'introduction du réal. Qui ne parle pas un mot de francais, et comprend un peu l'anglais. Une traductrice est donc là, qui fait bien son boulot malgré un son pourri, un volume sonore trop faible, et des larsens permanent.

C'est donc devant un public assez léger (45 personnes à tout péter) que Min Kyu-Dong s'explique sur son travail de co-réalisateur, le fait que son film était considéré comme le premier film culte coréen (certains fans ayant vu le film plus de 50 fois en salles, et ayant fêté pdt 4 ans l'anniversaire de la sortie du film), que le producteur l'avait traité de pervers au départ avant de se raviser devant l'opinion publique, etc...

Le film en lui-même est le premier film de deux jeunes réals en fin d'études. C'est un peu brouillon, mais vraiment, on sent un potentiel énorme déjà. C'est un film mélangeant énormément de genres : romance, horreur, critique sociale... Ici, dans cette histoire de deux jeunes lycéennes, ne savant comment s'y prendre pour s'aimer, persécutées par leur camarades, et amenant au suicide de l'une d'elles, on pense forcément au Carrie de Brian de Palma...mais on pense aussi aux images de Virgin Suicides. Même si dans le film de Sofia Coppola, c'est la présence parentale qui écrase les jeunes filles, alors que dans Memento mori, les parents ne sont jamais évoqués, ou même placés devant la caméra. Les professeurs jouant ici le role éprouvant de tuteurs, de parents et de confidents.

Tout ca avec une BO sublime, un film un peu brouillon, mais qui arrive à tenir debout, et même la tête haute malgré le mélange de genres.

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jsa

29/06/06, 19:30 : JSA(Joint Security Area), de Park Chan-Wook.

Je n'ai jamais caché mon amour pour ce réal, et je ne cacherais pas que j'attendais ce film avec énormément d'impatience. Le film était présenté par Julien Welter, journaliste ciné pour des magazines non-ciné (j'ai retenu que le dernier cité, Sport, pour vous donner une idée).

Néammoins, une bonne analyse fut faite, mettant en avant le fait que ce troisième film de Park Chan-Wook est un film de commande après les échecs commerciaux de ces deux premiers films. Et que malgré cela, il avait su l'adapter à son univers...comme un certain Brian de Palma (hihi). J'étais bien content d'entendre ce nom, surtout que pendant la vision du film, on voit que les références à mon réal préféré sont nombreuses (enfin à mon avis, surtout au film Outrages, et au début à Blow Out).

Et bien je n'ai pas été décu ! Un film splendide, sur les relations houleuses entre les deux Corées. Une merveilleuse propagande anti-guerre, avec énormément d'acteurs qui ont ensuite percé, ou du moins confirmé (le héros de "A bittersweet life", l'héroïne de "Lady vengeance", et les deux héros de "Mr vengeance" sont ici réunis).Une vraie très bonne surprise.

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sdr

30/06/06, 20:00 : La science des rêves, de Michel Gondry.

L'équipe du film ayant été appelée sous réserve, cela ne m'étonne pas de ne pas voir arriver Alain Chabat, Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg et Michel Gondry. Tant pis. Le film fut néammoins présenté très rapidement par un journaliste de Télérama (qui apparemment n'avait retenu qu'Eternal Sunshine du réalisateur, dommage), et un acteur du film, Sacha Bourdo, qui visiblement n'avait pas envie de parler (ou pas grand chose à dire). Bref, le film commence vite, et là, ce n'est vraiment que du bonheur.

Premier point : on nous annonce que le film est en VF, dans un doublage spécialement supervisé par Mr Gondry. Et si au début, on a du mal avec le doublage, on s'y fait au fur et à mesure, et il sert même le film tant le décalage entre les voix et les acteurs fait écho au décalage du film lui-même.

Deuxième point : ce film ne ressemble à aucun autre. Complètement décalé, se rapprochant nettement plus des clips auquel le réal nous avait habitué qu'à ses deux premiers films, on s'évade pendant une heure et demi, on flotte avec les personnages, on rit et pleure avec leurs états d'âme, et on sort de la salle, un grand sourire aux lèvres, et en se demandant si nous aussi on aurait pas un peu rêvé ce moment de pur bonheur, et cette séance magique.

Troisième point (mais pourquoi j'aimis des points alors que je sais plus quoi dire...) : allez-y de ma part, vraiment. Un très grand moment de cinoche, un film voué à devenir culte, sauf si les gens se cassent les dents devant tant d'imagination et de créativité. Allez comprendre les gens.

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barkingdogsneverbite

06/07/06, 19:00 : Barking Dogs never bite, de Joon-ho Bong.

Alors comment decrire ce film...déjà, peut-être dire que le réal est surtout connu pour le magnifique Memories of Murder, et surement que son prochain film, The Host, va faire un malheur, vu les échos du festival de Cannes où il est pasé hors compétition.

L'histoire ensuite. Comment dire ? Le film commence sur un apprenti professeur, qui en marre d'entendre gueuler un roquet dans sa barre d'immeuble. Il kidnappe alors le chien, et l'enferme dans sa cave, ayant été incapable de le tuer. Bien sûr, la semaine suivante, une affichette annonce qu'une petite fille toute mimi a perdu son chien, et les aboiements reprennent de plus belle. Et en allant délivrer le petit chiot, notre héros s'apercoit que le concierge de l'immeuble mange les chiens...

Et c'est là dessus que vont s'enchaîner les quiproquos, tantôt comiques, tantôt franchement tragiques. On rit beaucoup quand même, on rit intelligent, et c'est bien sympatoche. Et quand c'est bien fait, l'humour ca marche dans toutes les langues, et ca c'est une belle lecon de vie (ouais je sais, c'était facile, mais honnêtement, ..., non rien).

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brigadoon

07/07/06, 18:10 : Brigadoon, de Vicente Minnelli.

Une petite déception quand même que ce Brigadoon. Les scènes de danse sont chouettos quand même, hein, faut pas déconner, ca reste Gene Kelly et Cyd Charisse. Les scènes extérieures sont magnifiques (inspirées de Gainsborough, comme nous l'a rappelée la charmante Joséphine Lebard, journaliste pour radio Campus si mes souvenirs sont bons, et pour le journal Muze, et en plus de cela elle est charmante, intelligente, cultivée, haaa si seulement j'avais le même age qu'elle...hé, mais attendez, j'ai le même âge qu'elle...hmm désolé je m'égare)...l'histoire sur la possibilité de rêver une meilleure vie loin des méfaits de la civilisation, le fait que l'amour peut tout changer, c'est classique mais ici bien amené.

Non seulement le film a un peu de mal à suivre la comparaison derrière les deux chefs d'oeuvre de Minnelli que sont Un américain à paris et Tous en scène, mais on sent que les scènes chantées sont amenées poussivement, et mal enchaînées avec le reste. Bref, une belle comédie musicale, on passe un très bon moment, mais sûrement pas une des meilleures du genre. Ha, et puis jolie salle, à côté de Jussieu...c'est bon pour l'année prochaine ca héhé.

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visages_peur

08/07/06, 15h : Les trois visages de la peur, de Mario Bava

Trois sketches, faisant le tour des différentes peurs de l'homme.

Le premier, "Le téléphone", de 20 minutes environ, inspiré d'une nouvelle de F.G.Snyder (et pas de Maupassant, comme le marque le carton francais), est le plus hitchcockien. Une demoiselle recoit des coups de film mystérieux d'un homme qui la regarde et menace de la tuer. le décor est ici un personnage au même titre que la victime. Longs plans sur le téléphone bien sûr, la porte, on sent la tension monter au fur et à mesure, jusqu'au dénouement final, très contenu et salvateur en même temps.

Le second, est le plus long(40 min), et parait encore plus long pour moi ^^. Il se nomme "les Wurdalaks", est inspiré de Tolstoï, et relate l'histoire d'une sorte de Loup garou-zombie (c'est à dire que si on se fait mordre par un Wurdalak, on devient une sorte de zombie, qui peut transmettre ca à se sproches...et on attaque essentiellement les personnes qu'on aime le plus) qui effraie une région russe pauvre en hommes et en argent. Même si Boris Karloff y est génial (Boris qui présente le film au début, avant les trois sketches, dans un speech d'une minute bien kitsch et qui met immédiatement dans l'ambiance), j'ai moins accroché à ce segment, un peu long par moments, même s'il comporte des scènes d'anthologie, comme le fils de trois ans, mordu, qui hurle après l'amour maternel.

Et le troisième, mon préféré, "La goutte d'eau". Une croque-mort va voler la bague d'une récente décédée, et cette bague va la rendre folle. Une atmosphère comme on en fait plus, lorgnant du côté de nos peurs les plus intimes (le noir, le sang, les ombres), un segment glauque à souhait, et qui est vraiment le plus réussi. Un petit chef d'oeuvre à lui tout seul, me rappelant les Histoires extraordinaires d'Edgar Poe, pour le jeu entre réalité et cauchemar.

En résumé, trois bon courts ou moyen métrages, réunis ici pour une ambiance unique.

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inferno

08/07/06, 19:00 : Inferno, de Dario Argento.

LA très belle surprise de ce festival. Une démonstration pour moi en tous cas.

Déjà, ca commencait bien, séance en présence du réalisateur. Un Dario très sympa, très ouvert, parlant francais comme vous et moi (mieux que je ne parle italien en tous cas ^^), répondant gentiment aux questions du public, et racontant plein de trucs sur ses films.

Vient ensuite le film en lui-même. En VF, mais ca n'a rien changé. Tout y est tellement beau, sublimé, que tout le reste passe en dessous. Le réal a su ici faire de ses actrices des déesses de la peur ou du malheur, dont on ne peut que tomber amoureux, les décors sont splendides, les couleurs magnifiques, la musique grandiose, la peur omniprésnte, l'ambiance malsaine à souhait. Bref, pour moi un film sublime.

Et pour ceux que ca intéresse, Dario Argento commence à tourner la fin de sa "trilogie des sorcières" 20 ans après, trilogie commencée avec Suspiria.

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09/07/06, 14:00 : Trio, de Park Chan-Wook.

(dsl, pas d'affiche).

Le second film de mon réal coup de coeur du moment, donc. Un échec commercial, qui n'a jamais vu le jour ici, et c'est dur à comprendre après la vision.

D'accord, l'histoire de ces deux "frères" et de cette femme qui partent en braquages minables pour retrouver la fille de la jeune fille, mais qui la reperdent après, a des airs un peu farfelus. D'accord, les références cinématographiques sont ultra présentes. D'accord, ca vole parfois pas très haut. Mais, on s'attache, on rigole quand même, et le film a vraiment de quoi plaire. Un bon polar, dans lequel on rigole jaune avec de l'humour noir, et où la fin très belle et lancinante, annonce inexorablement ce qui va devenir sa trilogie de la vengeance. Une bonne surprise encore. (Vous aussi vous avez remarqué que plus ca va, plus j'en ai marre, et plsu mes critiques sont courtes, et plus je fais de fautes en plus ^^).

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10/07/06, 19:00 : Démons, de Lamberto Bava

Héhé, le film où j'ai le plus rigolé. Même si c'était pas fait pour ca du tout. Haaaaaaaaa, le bon temps que je n'ai pas connu des films d'horreur des années 80. Tout ici sent le kitch, et le (très mauvais doublage) francais y a joué pour beaucoup dans mon fou rire d'une heure et demie.

Le pitch ? Des gens pris au hasard dans la rue, recoivent une invitation pour aller voir une avant première dans un cinéma que personne ne connaît. Un film d'horreur bien-sûr, et peu à peu, les démons du film surgiront dans la salle, envôutant tout le monde. Dévorant plutôt. Autant vous le dire, peu de monde s'en sortira. Sinon ca ne serait pas drôle. Bien sur, la meilleure amie de l'héroïne et le meilleur ami du héros ne s'en sortiront pas. Bizarrement, l'aveugle de service, qui se fait tromper par sa femme en pleine séance, mourra aussi. Le maquereau noir de service avec ses deux poufs de service aussi. Enfin bon, entre un hélicoptère qui tombe d'on ne sait où, une poursuite en moto armée d'une épée, des monstres pas beau du tout, des cokainomanes qui se retrouvent là par hasard, tout est là pour bien rigoler...mais je me demande quand même si c'était pas là le but, tant ce film est décomplexé.

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11/07/06, 15:30 : The moon is what the sun dreams of, de Park Chan-Wook.

(dsl, pas d'affiche non plus)

Héé oui, je fais maintenant partie des rares qui ont vu tous les films de Park Chan-Wook. Qu'en est-il donc de son oeuvre de juenesse ?

Ma foi, j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans quand même. Diffusé en 4:3, dans une copie sombre, voire très sombre, j'ai même eu du mal au début à ne pas m'endormir. Ce film relate le côté sombre de la pègre de la corée du sud. très pessimiste (on en peut jamais sortir d'un engrenage comme la pègre), pas très joyeux, il ne ressemble pas à ces autres films. Néammoins, il est doté d'un étonnant pouvoir de narration, même si très très kitsch quand même, et se laisse regarder de bout en bout avec pas mal de plaisir. Et encore une fois dans son cinéma, l'idée de fraternité, de trahisons, et de famille est très présente.

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foulking

11/07/06, 17:30(le dernier ouf, il était temps) : The Foul King, de Kim Jee-woon.

Et pour finir, une belle vraie comédie. Elle raconte l"histoire d'un banquier, qui las de se faire marcher dessus par son patron, et un peu tout le monde, décide de devnir catcheur. Et y parvient.   

J'ai beaucoup rigolé devant cette satire sociale, et les absurdités de la vie de ce catcheur un peu idéaliste. Très bien foutu au niveau de la réalisation (c'est le réalisateur de 2 soeurs, dont je n'ai entendu dire que du bien), ce qui ne gache rien, on s'attache très vite (comme souvent , mais là c'est vraiment rapide), et ca m'a completement réveillé de ma seance précédente. Un bon éclat de rire pour finir le festival, ca fait du bien. 

Voilà, j'espère que ca vous aura donné envie de voir des films coréens, ou de l'horreur italienne, ou des comédies musicales ou des films barrés. je critique pas souvent, alors scuzez un peu l'amateurisme, mais bon, ca m'a fait plaisir. 


Et pour ceux qui ont suivi, on termine donc par    le film de la semaine à aller voir selon Biot (avec un nom comme ca, ca peut que cartonner cette rubrique):

Hé bien, on va commencer cette rubrique par une reprise : La nuit des morts vivants de George Romero. Parce que c'est le seul de sa saga que je n'ai pas encore vu (je n'ai vu que le remake de Tom Savini, son maquilleur - réalisateur), parce que j'adore cette saga, parce que c'est quand même devenu un monstre sacré du cinéma, et que ca repasse un peu partout en France.

Voilà, c'est fini. A mercredi prochain donc, ou avant si j'ai un peu de courage.

Posté par biotgosse à 14:36 - Critiques de films - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Muze, le retour.

    Bonjour,

    Vous étiez lecteur / lectrice de Muze, peut-être même abonné(e). Suite à ce message posté sur votre blog, je me me permets de vous signaler l'existence du blog de Muze http://blog.muze.fr et d'un espace "inscription à la newsletter". Vous pourrez ainsi tout savoir du prochain retour de Muze.
    Cordialement,

    L'équipe de Muze

    Posté par Muze, 07 avril 2010 à 11:18

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